Inintéressantosphère

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mardi 2 décembre 2008

Idiots and angels

Juste deux ou trois petits mots pour faire part de cette découverte (via le blog de Manu Larcenet) toute récente que je tiens à faire partager : la bande annonce d'un dessin animé de Bill Plympton : « Idiots and angels ». Sa sortie est programmée en janvier prochain.

Je ne connaissais pas. C'est le coup de cœur du moment. Je tiens à en faire profiter les autres.

Billet original sur Il se respecte bien…

lundi 1 décembre 2008

Fortune de la semaine #22

Si un homme ne marche pas au pas de ses camarades, c'est qu'il entend le son d'un autre tambour.

Henry David Thoreau

Billet original sur Il se respecte bien…

dimanche 30 novembre 2008

Poème du mois #4

Oh ! comme c'est joli, la première gelée !
La vitre, par le froid du dehors flagellée,
Étincelle, au dedans, de cristaux délicats,
Et papillotte sous la nacre des micas
Dont le dessin fleurit en volutes d'acanthe.
Les arbres sont vêtus d'une faille craquante.
Le ciel a la pâleur fine des vieux argents.

Voici venir l'Hiver, tueur des pauvres gens.

Jean Richepin, in « La chanson des gueux » (extrait)

Billet original sur Il se respecte bien…

Vote for Hope

Merci Benjaminous grassouille, d'avoir traduit Vote for Hope.

Mais en vidéo, c'est plus beau.


Obama '08 - Vote For Hope

Billet original sur Grégounet inside

Vote for hope

J'y peux rien, c'est mon Grégougnous Mignous qui m'a forcé. :(

Bref, voici une tentative de traduction d'une chanson pro-Barack Obama, interprétée par un certain « MC Yogi ».

barack_homer_01.png

Toutes les suggestions d'amélioration de mes modestes traductions seront plus que bienvenues !

Le changement commence quand on croit
À un monde meilleur, à un moyen d'y parvenir
Ensemble, nous pouvons le rendre meilleur toi et moi
Y être en sécurité, prospères et libres.

Mesdames et messieurs, beaux et intelligents
Amis de tous âges et de toutes races
Nous tous, citoyens et habitants du monde
Quelques soient votre religion ou vos préférences sexuelles
Il n'y a rien qui nous sépare, tout qui nous rapproche
La planète que nous habitons et tous es éléments
Sont les raisons pour lesquelles nous avons besoin d'un nouveau président.
Quelqu'un qui comprenne tous ces liens
Et qui ne va pas faire la guerre sur de fausses preuves
Qui ne soit pas drogué au pétrole et à l'aggressivité
Qui croit au réchauffement planétaire et qui combat la pollution
Au lieu de démolire et d'abuser notre constitution
Le candidat que nous choisirons en 2008
Sera Barack Obama car il propose de réelles solutions
Permet à tous de s'impliquer et de contribuer
Votez pour l'espoir, rejoignez ce mouvement de changement.

Cette vérité est évidente pour moi
Il est temps que Barack Obama devienne président
C'est pourquoi j'appelle ma nation et ma génération
C'est notre moment, n'attendons pas, tergiversons pas
Il faut que les choses bougent, c'est le temps de l'action
Peu importe que vous soyez noir, blanc, asiatique ou latino
On va voter pour l'espoir, mettre les peurs de côté.
Enlever toutes ces ordures qu'ils mettent dans nos oreilles
Qu'ils vident dans nos esprits, à la télévision, à la radio
Le fait est qu'ils nous traitent comme des gamins
Même avec toute cette propagande, ils ne pourront nous arrêter
Car au fond de nous, nou savons ce que nous défendons
Faisons entendre notre voix à tous
Et assurons nous que ces élections soient justes et équitables
Qu'il n'y ai plus de guerre illégale sur des côtes lointaines
C'est pour ça que pour Obama nous voterons
Il peut restaurer notre réputation dans le monde
C'est pour ça que pour Obama nous voterons
Nous pouvons être libres, prospères et en sécurité
C'est pour ça que pour Obama nous voterons

Paroles originales :

Change begins when we believe
In a brighter day a better way to succeed
Together we can make it better you and me
So we can be safe and prosperous and free

Ladies and gentleman beautiful intelligent
Friends of all ages races and measurements
Us citizens world wide residents
What ever your religion is or sexual preference
There’s no separateness one things connecting us
The planet we inhabit plus all the different elements
That’s the reason why we need a new president
Someone who understands interconnectedness
And won’t go to war based on false evidence
Who’s not addicted to oil and aggressiveness
Who believes in global warming and he’ll fight pollution
Instead of shredding and abusing our constitution
The candidate in 08 that we’ll be choosing
Is Barack Obama cuz he’s gonna offer real solutions
Lets get involved and offer all our contributions
Vote for hope join the movement of the revolution

I hold this truth to be self evident
It’s time for Barack Obama to become president
That’s why I’m calling to my nation and my generation
This is our moment no more waiting or procrastinating
We gotta make it happen; time for some action
It don’t matter if your black white asian latin
We gotta vote for hope; and steer clear of fear
Regardless of the garbage they put in our ears
The talking head on the radio and television
Spinning the facts treating us like we’re little children
But even with the propaganda they can’t stop us can they
Cuz we know in our souls that we’re gonna stand up
And let our voices be heard word to the people
Lets make sure this election is fair and equal
No more illegal war dying on a distant shore
And that’s the reason why Obama’s who we’re voting for
He can restore our reputation in the world
And that’s the reason why Obama’s who were voting for
So we can be prosperous free and feel secure
And that’s the reason why Obama’s who were voting for

Billet original sur Il se respecte bien…

samedi 29 novembre 2008

Détenir du savoir ou savoir vendre, faut-il choisir ?

Ces derniers jours, j'ai trouvé un parfait exemple moderne à la problèmatique de la rhétorique telle que débattue entre Socrate et Gorgias dans le dialogue éponyme rapporté par Platon : quand la rhétorique dessert le savoir en surpassant la compétence.

Sur un forum, je lis son webmestre écrire ceci.

Webmestre : Mon métier c'est de faire des sites (enfin, de les vendre)

Bon, très bien… Chacun son métier.

Quelques temps plus tard, je constate une énorme erreur de mise en page sur ces forums. L'erreur en question est purement due à un bout de code mal foutu. Ce n'est pas grave, ça arrive même aux meilleurs professionnels de temps à autre. Je signale l'erreur et, même si ce n'est pas très utile, je l'accompagne d'une capture d'écran et d'informations sur ma configuration, comme j'en ai pris l'habitude lorsqu'il m'arrive de faire des reports de bogues informatiques.

Moi : Epiphany 2.24.1, moteur Gecko 3.0.4. […]
Police : DejaVu Serif […]
Taille minimale : 8 […]
J'ai le meme problème quand j'utilise une de dernières versions de dévellopement de Webkit.

À quoi il m'est bien vite répondu ceci :

Webmestre : Ben vu les navigateurs folkloriques que tu utilises, je suis pas trop surpris que tu aies des problèmes.
Tu peux être sûr que ça marche au poil sous IE ou Firefox.

Là, apparaissent quelques petits soucis :

  • Le professionnel en question ne réagit pas au fait que le moteur Gecko que j'utilise est exactement le même que celui de Firefox, et qu'il doit donc donner la même apparence aux même pages ;
  • Incidemment, il dit que ça marche parfaitement sous Firefox, ce qui est inexact, comme démontré ci-dessus ;
  • Il qualifie donc de « folkloriques » deux des quatre moteurs de rendus de page internet les plus utilisés et les plus fiables :
    • En Europe, les navigateurs basés sur Gecko représentent un tiers des parts de marché des navigateurs en septembre 2008 (statistiques XiTi de septembre 2008)[1].
    • WebKit, et quand à lui un moteur de rendu utilisé par Google Chrom[e|ium] et surtout par Safari, qui est utilisé par presque tous les possesseurs d'ordinateurs Macintosh[2], dont une grande partie des utilisateurs sont des professionnels du graphisme et de la mise en page.
    • Ces deux moteurs respectent bien mieux (et de très loin) les recommandations du W3C et les normes de l'IETF que celui qui les devance sans cesser de perdre cette avance : Internet Explorer. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un coup d'œil aux résumés des résultats du passage du test Acid3. Ces normes ont pourtant pour objectif de permettre à tous de percevoir les pages internet de la même façon.

Alors en soit, tout ça n'est pas si grave.

Il n'empêche que voir autant d'approximations et d'erreurs en si peu de phrases – décelables par le premier passionné en informatique pas trop compétent venu – par une personne qui vit de ce domaine… ça fait quand-même un peu peur.

Bref, la preuve par l'exemple qu'on peut très bien convaincre à peu près n'importe-qui de n'importe-quoi pour peu qu'on sache bien en parler [et|ou] qu'on aie une assez grande gueule, et ce même sans faire preuve de très grandes compétences dans le domaine dont on parle[3]. Cette capacité est régulièrement utilisée de manière abusive. Tel est l'art des commerciaux, publicitaires, et autres politiciens.

Une précaution à prendre systématiquement : mettre un perspective tous les propos de ces derniers et les vérifier plutôt trois fois que les deux habituelles.

Sur ce, si j'en avais les moyens financiers, je repaierais bien une cotisation chez les Casseurs de pub ; tout ça m'en a redonné très fort envie.

Notes

[1] Et le webmestre en question revient plus tard à la charge en rajoutant : « La question des visiteurs c'est mon métier ». Et ça ne comprend pas le fait de savoir quels outils utilisent les-dits visiteurs pour visiter les sites qu'il vend ?!

[2] Eux aussi, il les enverrais paître dans leur champ sous prétexte que leur navigateur est « exotique » ?

[3] Car cet exemple me fait dire que si ce n'était pas le cas, ce webmestre aurait plus de mal à vivre de son métier.

Billet original sur Il se respecte bien…

vendredi 28 novembre 2008

Photoday

Enfin ? Wait…

Wait…

Billet original sur Grégounet inside

Demain, c'est la journée sans achats…

… n'oubliez pas !

journee_sans_achat_2009_01.png

Billet original sur Il se respecte bien…

jeudi 27 novembre 2008

[Tutorial] Créer une webradio avec MPD et Icecast sous Linux (Gentoo et Debian)

icecast_logo_01.png mpd_logo_01.pngCeci est une nouvelle version entièrement réécrite et améliorée d'un petit tutorial que j'ai écrit y a quelques années (et repris par Effraie sur son blog). Celui-ci explique comment diffuser une liste de lecture gérée par MPD sous forme de flux audio sur internet avec Icecast, le tout au format libre Vorbis, sur une machine fonctionnant sous Linux Gentoo ou Debian.

Moins d'une heure devrait être suffisante pour suivre ce tutoriel, que je me suis efforcé de rendre le plus didactique possible. Normalement, il ne devrait pas y avoir d'autre connaissance pré-requise nécessaire que celle de savoir comment modifier un fichier texte avec votre éditeur de texte favori (et modifier les variables USE de manière appropriée pour Gentoo, ce qui n'est pas bien compliqué non plus).

En pratique, cela pourra par exemple servir à :

  • partager facilement et instantanément votre dernier coup de cœur musical du moment avec vos amis ;
  • écouter votre propre collection musicale où que vous soyez dans le monde, pour peu que vous disposiez d'une connexion à internet ;
  • monter une webradio pour les plus ambitieux, dotés du matériel et de la bande passante nécessaire.

logo_vorbis_01.png

Bien que j'espère avoir écrit ce petit tutorial sans erreur et de manière à ce qu'il soit clair et puisse être compris par chacun (pour peu qu'il s'en donne un minimum la peine), il est possible que ça ne soit pas toujours le cas. Si c'est le cas, abusez des commentaires pour demander des précisions, des explications supplémentaires, ou des suggestions d'améliorations : tous seront bienvenus.


Sommaire
  1. Préambule
  2. Icecast
    1. Installation
    2. Configuration
  3. MPD
    1. Installation
    2. Configuration
  4. Controler votre liste de lecture à distance, et les clients MPD

  1. Préambule :
    • Ce système de diffusion fonctionne sur le mode client-serveur, sur trois niveaux.
      1. MPD s'occupera de gérer votre collection de fichiers audio : grâce à l'arborescence des répertoires d'un côté et aux tags de vos fichiers (quelqu'en soit le format : FLAC, Vorbis, AAC, MP3, etc) de l'autre. Il se chargera ensuite de renvoyer le flux audio vers la sortie de votre choix. Il peut très bien s'agir tout simplement de vos enceintes par l'intermédiaire d'ALSA ou d'OSS, ou vers des sorties un peu plus exotiques telles que JACK ou Icecast. Comme vous le devinez certainement, c'est ce dernier qui nous intéresse.
      2. Icecast quand à lui, se chargera de redistribuer au format Vorbis le flux audio qui lui est envoyé par MPD (entre autres possibilités) sur internet grâce au protocole HTTP, rendant ainsi l'écoute accessible à tous les membres du réseau sur leur lecteur multimédia favori.
      3. MPD sera lui-même piloté par l'utilisateur par l'intermédiaire d'un client. Ceux-ci sont nombreux, et peuvent aussi bien être en ligne de commande que graphiques, et disponibles sur une grande variété de plate-formes. J'en parlerais plus longuement plus bas.
    • Cela signifie concrètement que, si cela est nécessaire, ces trois composants peuvent être sur trois machines différentes… ou sur la même, selon les besoins. Par exemple, je pourrais me connecter sur le serveur MPD qui tourne chez moi à Gap depuis le studio de mon petit frère à Grenoble, MPD se chargeant ensuite d'envoyer le flux audio vers Icecast, sur ce serveur disposant de la bande passante nécessaire pour que plusieurs personnes puisse écouter simultanément mes délires musicaux du moment. Si c'est un serveur doté d'un débit conséquent qui héberge aussi les fichiers audio, il y a en revanche de grandes chances pour que MPD et Icecast soient installés sur la même machine, tandis que MPD continuera à pouvoir être contrôlé à distance d'où que l'on souhaite. À chaque cas il y a sa solution : à vous de voir laquelle sera la plus adaptée.

  2. Icecast :
    1. Installation :
      • Sous Gentoo : Icecast est bien présent dans les dépôts officiels de Gentoo. Passez en root et un simple et habituel emerge icecast suffira donc. N'oubliez cependant pas d'activer les variables USE ogg et vorbis en modifiant votre fichier /etc/make.conf.
        $ su root
        Mot de passe :
        # emerge icecast
      • Sous Debian : Tout comme pour Gentoo, Icecast se trouve dans les dépôts officiels. Passez en root puis tapez simplement aptitude install icecast2. Prenez bien garde à ne pas oublier le « 2 » à la fin du nom du paquet.
        $ su root
        Mot de passe :
        # aptitude install icecast2
        Note : les utilisateurs d'Ubuntu utiliseront plutôt la commande sudo -s pour se connecter en root.
    2. Configuration :
      1. Ouvrez le fichier /etc/icecast2/icecast.xml. Il peut avoir l'air assez touffu, mais il n'y a que peu de choses à modifier. Ouvrez un peu les yeux et cherchez ces lignes-ci :
        <icecast>
        <limits>
        <clients>10</clients>
        Modifiez la valeur clients (ici, 10) en fonction des capacités du débit d'envoi de votre ligne.

        Plus bas :
        <authentication>
        <source-password>source-password</source-password>
        <relay-password>YYYYYYYYYY</relay-password>

        <admin-user>admin-user</admin-user>
        <admin-password>admin-password</admin-password>
        </authentication>
        Modifiez la valeur source-password entre les balises à la valeur de votre choix. Ce mot de passe servira à restreindre l'accès à Icecast aux seuls possesseurs de ce mot de passe, afin qu'il ne serve pas de relais à la création d'un flux audio pour tout un chacun ; vous risqueriez de le retrouver squatté assez vite par le premier venu qui souhaiterais utiliser votre bande passante à son profit. Ce mot de passe sera ensuite utilisé dans la configuration de MPD.
        Modifiez ensuite les valeurs admin-user et admin-password à votre choix une fois encore. Ce nom d'utilisateur et ce mot de passe pourront servir plus tard à administrer Icecast grâce à son interface web.

        Encore plus bas :
        <hostname>hostname</hostname>
        Modifiez aussi la variable hostname.tld entre les balises et indiquez-y le nom de la machine auquel les sources de flux audio se connecteront à Icecast.
      2. Ouvrez ensuite le fichier /etc/default/icecast2. Regardez à la fin du fichier, et modifiez la dernière ligne pour obtenir ENABLE=true. Cette modification permettra à Icecast d'être lancé en tâche de fond, comme démon, et éventuellement par le script init.d (ceci est automatique avec Debian, mais pas avec Gentoo).
      3. Optionnel pour Gentoo : si vous souhaitez qu'Icecast se lance par défaut au lancement de votre machine (ce qui est quand-même très pratique), tapez simplement dans votre console rc-update add icecats default, bien entendu toujours en étant connecté en root.
        # rc-update add icecast default
      4. Assurez-vous qu'Icecast fonctionne correctement pour le moment.
        1. Relancez-le complètement afin d'être certains que les modifications apportées ont été prises en compte.
          # /etc/init.d/icecast stop && /etc/init.d/icecast start
          Note : Pour Debian ou Ubuntu, remplacez icecast par icecast2.
        2. Ouvrez votre navigateur internet favori, et entrez-y l'adresse de la machine sur laquelle vous avez installé Icecast, suivie du port par défaut : 8000. Ainsi, si vous l'avez installé en local, l'adresse à rentrer sera localhost:8000, ou encore 127.0.0.1:8000. Vous devriez voir apparaître une page internet comme ceci : icecast_01.png
        3. Essayez ensuite de vous connecter à l'interface d'administration… en cliquant sur le bouton « Administration » : icecast_02.png icecast_03.png
      5. Tout c'est bien passé et affiché comme prévu ? Très bien. Passez à l'étape suivante : l'installation de MPD.
      6. Note : Il est bien entendu possible de configurer Icecast de manière beaucoup plus pointue, mais je n'en dirais pas plus sur ceci, ce tutorial ayant pour but d'être concis. Si vous souhaitez allez plus loin, le fichier de configuration est clair et abondamment commenté, et aidera beaucoup ceux qui désirent aller plus loin.

  3. MPD :
    1. Installation :
      • Sous Gentoo : Comme précédemment, MPD est présent dans les dépôts officiels de Gentoo. Toujours en root, tapez emerge mpd. N'oubliez pas d'activer la variables icecast afin de vous assurer que le logiciel sera compilé avec la capacité de communiquer avec Icecast, mais aussi celles correspondantes au format de vos fichiers audio (aac, flac, musepack, ogg, vorbis, wavepack, etc.), encore une fois, modifiant le fichier /etc/make.conf si nécessaire.
      • Sous Debian : Encore une fois, MPD est disponible sur les dépôts officiels. toujours pas de prise de tête. En root, tapez aptitude install mpd.
    2. Configuration :
      1. Cette fois-ci, un seul fichier à modifier : /etc/mpd.conf (ou ~/.mpdconf, si vous voulez vous contenter de faire tourner une instance de MPD par utilisateur). En revanche, il y aura de plus nombreuses modifications à y effectuer. Je n'expliquerais toutefois que les modifications les plus indispensables.

        Nous allons nous simplifier la vie par la suite grace à un lien symbolique vers le répertoire contenant votre collection de fichiers audio. Ouvrez votre terminal, puis :
        # rmdir /var/lib/mpd/music && ln -s /home/user/musique /var/lib/mpd/music
        Bien entendu, adaptez /home/user/musique en fonction de l'emplacement de vos fichiers audio.

        Allez ensuite à ces lignes :
        #audio_output {
        # type "shout"
        # encoding "ogg"
        # name "My Shout Stream"
        # host "localhost"
        # port "8000"
        # mount "/mpd.ogg"
        # password "hackme"
        # quality "5.0"
        # bitrate "128"
        # format "44100:16:1"
        # protocol "icecast2"
        # user "source"
        # description "My Stream Description"
        # genre "jazz"
        # public "no"
        # timeout "2"
        #}
        Décommentez (c'est à dire enlevez le caractère « # » au début de la ligne) impérativement la première et la dernière lignes, ainsi que les suivantes que vous remplirez comme indiqué :
        • type : C'est le type de la sortie audio. Du flux externe, c'est ce qui nous intéresse. Laissez tel-quel.
        • encoding : C'est le format de notre sortie sonore. Ogg vorbis est un excellent format lisible par tous les ordinateurs. Laissez tel-quel.
        • host : C'est le nom de la machine sur laquelle Icecast a été précédemment installé (la variable <hostname>). Vous pouvez aussi rentrer ici l'adresse IP de cette machine. localhost Conviendra aussi très bien si MPD et Icecast tournent sur la même machine.
        • port : Le port défini par Icecast pour l'envoi du flux. Par défaut, il est défini sur 8000. Laissez-le tel-quel.
        • mount : C'est le nom de l'emplacement exact de votre futur flux, tel que délivré par Icecast. Rentrer la valeur de votre choix (évitez les espaces et les caractères exotiques). N'oubliez pas le .ogg à la fin ; il n'est pas indispensable mais permet de deviner aisément à la lecture le type de format d'encodage utilisé, et précédemment défini par encoding.
        • password : C'est le mot de passe que vous avez choisi afin de restreindre l'accès à Icecast aux seules personnes autorisées (la variable <source-password>). Rentrez-y de nouveau à cet emplacement.
        • quality ou bitrate : La qualité du flux audio que délivrera Icecast à tous les auditeurs. Attention : plus la qualité est élevée, plus le débit de la connexion doit être important. Si vous vous servez de votre connexion personnelle, mettre la qualité à 2 ou le débit (bitrate) à 32 est en général un choix correct. Il est en général inutile de dépasser une qualité de 5 ou un débit de 128.
        • format : Quelques données techniques sur le flux. Laissez tel-quel si vous souhaitez une sortie en mono, ou bien changez le « 1 » pour un « 2 » à la fin si vous souhaitez délivrer un son en stéréo.
        • protocol : D'autres données techniques sur le flux. Laissez encore tel-quel.
        • user : Laissez tel-quel.
        • description : Décrivez ici en quelques mots le contenu du flux que vous diffusez. Celui-ci sera affiché par le lecteur des auditeurs avec les autres méta-données des titres écoutés.
        • genre : Et ici, le genre…
        Ces deux derniers points en particulier sont optionnels. Vous pouvez ne pas vous en servir, auquel cas, laissez ces lignes commentées.

        Plus bas encore dans le même fichier, cherchez cette ligne :
        bind_to_address                 "localhost"
        Cette fois-ci, commentez-là. Cela servira à autoriser n'importe-quel ordinateur à se connecter à MPD – pour peu qu'il dispose du mot de passe – en écoutant sur toutes les adresses qui appellent la machine sur laquelle il est installé.

        Enfin, cherchez cette ligne-ci :
        password                        "password@read,add,control,admin"
        Choisissez le mot de passe qui vous servira par la suite à contrôler MPD, et mettez le à la place de password, juste avant l'arobase (@).
      2. Optionnel pour Gentoo : Si vous souhaitez que MPD se lance lui aussi automatiquement au lancement de la machine, la procédure est sur le même modèle que pour Icecast : : rc-update add mpd default.
        # rc-update add mpd default
      Voilà, si tout c'est bien passé, MPD est maintenant opérationnel.

  4. Controler votre liste de lecture à distance, et les clients MPD
    • Courte explication : comme indiqué plus haut, les clients MPD servent à piloter ce dernier de manière très souple, que ce soit grâce à l'arborescence des répertoires ou aux méta-données ID3. Avec eux, vous pourrez sélectionner quels morceaux vous souhaitez écouter en les choisissant un par un, par artiste, par album, ou par répertoires complets. Vous pourrez aussi enregistrer vos listes de lecture favorites afin de les recharger par la suite, etc. Il y a aussi moyen d'écouter des webradios et de les rediffuser de la même manière ; l'intérêt est limité, mais la possibilité existe. Bien entendu, tout ceci pouvant se faire « à la volée », sans interrompre le flux audio fourni par Icecast.
      Chacun d'eux aura bien entendu besoin, pour se connecter à Icecast, du mot de passe de MPD, précédemment défini lors de sa configuration. Chacun de ces client se configurant différemment, je vous invite à chercher par vous même comment le faire, plutôt que de l'expliquer pour chacun.
    • Quelques exemples de clients :
      • Sonata : un client simple, élégant et pratique écrit en Python et GTK+. sonata_01.png
      • GMPC : un client très complet (bien qu'à l'interface un peu confuse à mon goût) en GTK+. Il présente le gros avantage de permettre d'ouvrir ou de fermer un des flux audio configuré « à la volée », en deux clics. gmpc_01.png
      • NCMPC : un client avec une interface Ncurses, pour avoir une interface graphique même quand on ne dispose que du terminal. Simple et efficace. ncmpc_01.png
      • MPC : de la « bête et méchante » ligne de dommande, mais toujours aussi efficace pour certaines tâches, et notamment pour être utilisé par des scripts.
        $ MPD_HOST="mpd-password@hostname" MPD_PORT="6600" mpc pause
        Jacques Brel - Orly
        [paused] #21/27 3:12/4:22 (73%)
        volume: 39% repeat: off random: off

  5. Vous devriez maintenant disposez d'un système permettant de gérer parfaitement vos listes de lecture de fichiers audios, et de les diffuser sur internet en quelques clics.
    Si tout c'est bien passé, une fois la lecture lancée, Icecast devrait vous afficher quelque-chose comme ceci : icecast_04.png

Des erreurs ou des lacunes se sont probablement glissées dans ce tutorial. Si ce devait être le cas, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires de ce billet afin que je puisse l'améliorer et tenter de vous aider.


Billet original sur Il se respecte bien…

mardi 25 novembre 2008

Jeune homme cherche…

… à retrouver jolie fille souriante aperçue en train de faire de l'auto-stop à la sortie de Gap en direction de Veynes, le samedi vingt-deux novembre aux alentours de treize heures trente.

Billet original sur Il se respecte bien…

lundi 24 novembre 2008

Fortune de la semaine #21

Il ne faut pas confondre politique et politicien.
La politique, c'est le nuancier de couleurs avec lequel chacun devrait repeindre le monde pour conserver la maitrise du pinceau dans la grande œuvre collective et plutôt bigarrée que compose l'humanité.
Le politicien, lui, est un professionnel du badigeon monochrome qui s'enrichit sur le dos de ceux qui ne veulent pas faire le boulot eux-même.

Ayerdhal

Billet original sur Il se respecte bien…

dimanche 23 novembre 2008

Monoligne n°11

C'est quoi cette histoire de mots clés que je dois laisser tranquille ?

Billet original sur Il se respecte bien…

vendredi 21 novembre 2008

Et sous mes yeux esbaudis une farandole de lampadaires dégénérés.

nu_allonge2.jpg

(touche artistique : nu allongé : Modigliani)

(touche musicale : les remparts de Varsovie : Brel)

Je marche vite au sortir du théâtre, pensive et transie.

Une fine bruine tombe sur la ville. De la buée s'échappe de mes lèvres entre-ouvertes dans le froid mordant.

La solitude me frictionne le dos, me souffle dans le cou... Alors que je me dédage sans ménagement de son étreinte je m'attend à ce qu'elle me talonne mais elle reste sagement en arrière sans même tenter un geste pour me rattraper. Je hausse les épaules et accélère le pas. Au bout d'une centaine de mètres je me retourne pour la contempler tirant une longue bouffée de sa cigarette. J'avance les yeux fermés dans les rues désertes.

Dans mon miroir le désert encore. Les chemins de ma peau suivent la courbe de mon corps. Je denoue mes cheveux, borde mes grains de beauté à la mine barbouillée et enfile Abraham (la chemise de bucheron) à même ma nudité.

Si seulement j'avais rendez-vous avec la Folie sur les remparts de Varsovie...

(touche littéraire : Toine : Maupassant)

Lucile, ou l'Euphorisme.

Billet original sur Des miettes de mots

mardi 18 novembre 2008

Dans le ciel les oiseaux prennent leurs jambes à leur cou.

(touche artistique : terrasse de café le soir : Van Gogh)

(touches musicales : La foule, L'accordéoniste, Sous le ciel de Paris, Padam padam, J'm'en fous pas mal : Edith Piaf)

La vie n'est composée que de détails. Et ces détails mis tant bien que mal bout à bout - à défaut de donner un sens à cette immense mascarade - constituent une gigantesque mosaïque d'instants uniques.

De ces miettes d'instants répandues sur la chaussée et réduites en poudre par les passants pressés, je garde les adorables mensonges des couples inconnus qui s'étreignent dans la rue, l'odeur du pain chaud en passant devant la boulangerie et la voix d'Edith Piaf, lorsque les soirs de désoeuvrement comme celui-ci je m'en gargarise...

Je crois que j'aime bigrement cette vie.

(touche littéraire : le scaphandre et le papillon : Jean Dominique Bauby)

Lucile ou une blague de mauvais goût.

Billet original sur Des miettes de mots

lundi 17 novembre 2008

L'imbecile romance...

(touche artistique : la femme au chat : Renoir)

(touche musicale : dans les gares : les Blérots de R.A.V.E.L)

Wendy pénètre d'un pas alerte la gare d'Austerlitz.

Le tissu vichy de sa robe frotte ses cuisses à chaque pas. Elle regarde droit devant elle et traverse prestement le hall d'entrée, le menton en avant et les lèvres légèrement pincées, avec la hâte élégante des jeunes filles de bonne famille a qui on a appris à faire bonne figure en toute circonstance. C'est donc avec beaucoup d'allure qu'elle se presse dans la foule des voyageurs qui s'agglutinent aux guichets ou se rendent du même pas qu'elle vers leur quai.

Tout son corps est en mouvements, entraînée par le rythme frénétique des passagers nerveux courant en tout sens dans le grouillement général, pourtant seul le rose de ses joues trahit l'agitation sur son visage de marbre. Le chuintement des bagages à roulettes sur le sol est étourdissant comme le refrain furieux d'une valse désordonnée et discordante.

Ses anglaises disciplinées sautillent en cadence tandis que les petits talons de ses bottines marquent les temps de la danse imaginaire sur le dallage. Elle est l'archétype de la poupée de cire : une bouche en cœur, un minois ravissant, des boucles dorées, souples et soyeuses, soutenues par un ruban de satin. La taille fine, un grain de peau parfait, le nez adorablement moucheté de taches de rousseur… Seuls ses yeux fauves – dont le bleu de l'iris est glacial – tranchent avec l'harmonie de son visage d'enfant sage.

Aujourd'hui elle rentre à Londres retrouver Mummy pour passer les villégiatures dans son Angleterre natale.

Tout en compostant son billet elle consulte sa montre. La voilà finalement en avance. Ses lourdes valises l'encombrent et elle souhaite s'asseoir. Pivotant sur elle-même, elle se sent soudainement étourdie par la densité de la foule qui la bouscule, et elle se crispe pour ne pas céder à la panique tant il lui semble faire face à un troupeau de bœufs chargeant droit sur elle. Droite comme un I elle reste quelques instants figée face au flot colossal de voyageurs trépignant qui semblent portés par la furie collective. Toutefois elle entreprend de se frayer un chemin dans cette marée humaine et en sort sans encombre.

Elle cherche du coin de l'œil le café le moins insalubre et le plus fréquentable, mais des macarons de toutes les couleurs attirent son regard dans la vitrine de « Chez Paul » et sa gourmandise tranche pour elle : elle se dirige vers le fond de la petite salle en se contorsionnant gracieusement pour passer entre les chaises et s'assoit sur un confortable fauteuil de cuir, face à une petite table ronde. Le garçon de café – une gueule d'amour trop sûr de son effet malgré son tablier – vient la voir et lui demande avec beaucoup d'obligeance ce qu'elle souhaite déguster mais en la lorgnant d'un regard qu'elle juge passablement impudique. Elle lui répond avec froideur sans même le regarder et le jeune homme s'éloigne d'un air renfrogné.

Le bistrot chic semble empli d'un brouhaha comme étouffé dans lequel Wendy se sent comme dans un aquarium, une bulle de chaleur à laquelle elle se laisse peu à peu aller, promptement engourdie. Les petites cuillères tintent contre la porcelaine et la jeune femme fredonne la mélodie de « Ménilmontant » en écoutant résonner entre les murs la voix de Trenet qu'elle aime tant. Elle se laisse investir par la rêverie.

Son fiancé l'attend en Angleterre… un gentil garçon, très doux, un peu niais certes, mais honnête. Elle sourit à cette pensée. Ils se connaissent depuis la plus tendre enfance et se sont toujours fréquentés sans jamais se demander pourquoi, simplement parce que leurs parents s'entendaient à merveille et qu'ils furent élevés côte à côte. Leur alliance était déjà une évidence pour tout le monde lorsqu'à douze ans il était encore un petit garçon qui lui courrait dans les jupes alors qu'elle avait déjà pris une tournure de femme. Elle le considérait comme un frère pour ne pas dire un fils depuis cette époque, quoiqu'il fut maintenant un gaillard aux épaules larges et aux mains puissantes, et sa tendresse pour lui est incommensurable, quoique son sentiment n'aille pas plus loin. Sans doute sera-t-il toutefois un très bon père de famille. Le mariage est programmé pour la Toussaint pour le vingt-troisième automne de Wendy qui ne peut nier que son enthousiasme pour cette cérémonie est avant tout celui de se parer d'une belle robe coûteuse qu'elle sera fière de porter.

Enfin, elle devra pourtant reprendre sa vie d'étudiante dans son appartement place de la Madeleine comme si de rien était, sans même passer une nuit avec son époux, car il lui faudra reprendre le train à tout prix le jour même. Elle a réussi à convaincre sa chère mère que ce détail importait peu, qu'ils auraient bien des nuits devant eux pour se rattraper, et lui n'a pas fait d'objection car il est trop bien élevé pour ça, et elle a conscience que son caractère autoritaire l'intimide comme un enfant peureux. Au fond elle ne tient pas à cette première nuit. Son futur compagnon ne la rebute pas mais elle doute qu'il soit un bon amant et elle ne crois pas d'ailleurs que ce soit vraiment là le rôle d'un mari. Ses quelques aventures parisiennes la comblent parfaitement de ce coté là. Oh, elle a la tête froide, elle n'a pas pour habitude de s'exalter sur des idylles, mais elle apprécie ces rencontres d'un soir ; sentir que d'autres vies croisent la sienne et partager un peu de chaleur sans lendemain les jours de pluie. Elle se dit posément qu'elle est incapable d'entretenir une liaison régulière avec un homme, d'ailleurs elle ne le souhaite pas. Elle aime que les hommes qui partagent sa couche durant une nuit aient disparu à son réveil, peut être parce qu'elle est trop raisonnable pour ressentir de la passion ou qu'elle ne supporterait pas qu'ils encombrent son chemin.

À ce moment de sa réflexion, le serveur dépose devant elle une assiette contenant d'alléchants macarons, un à la pistache et l'autre au caramel au beurre salé, ainsi d'un grand verre de lait crémeux et fumant. Tout à fait rappelée à l'ordre par ces mets succulents, elle abandonne ses pensées fugaces pour se concentrer sur ses papilles réjouies, tout en continuant à marquer la mesure avec le dos de sa cuillère sur les musiques du « Fou chantant ».

Satisfaite et rassasiée, elle repose son couvert d'argent après une dernière bouchée et, alors que le sucre parfumé coule encore délicieusement le long de sa gorge, elle réclame l'addition au serveur qui reprend sa contenance nonchalante de beau garçon au travail en la voyant tout sourire. En déposant la note face à Wendy il la frôle volontairement d'un peu près et elle se surprend à humer avec plaisir son eau de Cologne.

Elle s'efface rapidement dans la foule qui semble l'engloutir dés sa sortie du troquet et s'en détache de nouveau quelques minutes plus tard pour rejoindre son quai qui, étrangement, est pratiquement désert. Elle a recouvré son masque de cire pour guetter son train, mais la voix ferrée reste impassible et son regard saute de visage en visage sans y prêter vraiment attention. Soudain, celui-ci rencontre le dos d'un voyageur qui l'intrigue assez pour qu'elle entreprenne de le détailler en se tordant le cou pour mieux le voir, histoire de passer le temps.

L'homme, un vagabond de toute évidence, porte un chapeau melon à la feutrine pelée. Une chemise à carreaux crasseuse recouvre son dos mince et un pantalon mal coupé soutenu par des bretelles lui donne l'air débraillé. Il transporte comme tout bagage l'étui d'un violoncelle qu'il porte à bout de bras. La jeune femme finit de se retourner pour le contempler. La voilà qui se prend à la seule vision de ce dos misérable à admirer l'homme, où bien est-ce la liberté qui lui secoue la chair en passant en coup de vent ? Elle ne fait que regarder et c'est une bouffée d'air, comme si elle pouvait deviner et aspirer l'assurance de l'individu à la seule vue de cette nuque halée qu'elle scrute à s'en aveugler…

Elle tremble maintenant, respire avec peine comme si pour la première fois de son existence son corsage sévère l'oppressait au point qu'elle en perde le souffle ! Il n'y a que le dos de cet inconnu sur le quai d'une gare et elle que rien n'ébranle qui s'en sent révolutionnée ! Chaque détail semble pénétrer ses yeux comme la gifle du vent glacial sur son visage et le temps de quelques minutes suspendues suffit à réduire en miettes ses certitudes passées qu'elle n'avait pas une fois remis en question. Depuis sa naissance sa vie n'était qu'un échafaudage d'idées données qu'elle avait prise pour des vérités absolues, et à cet instant tout s'écroule sans raison. Plutôt que d'être prise au dépourvue ou effondrée, Wendy se sent soulagée et libre, libre, LIBRE ! Mais qui est Wendy au juste ? Il n'existe pas de Wendy, juste une femme qui ouvre les yeux, qui bouillonne, qui rit.

Un vieux train à compartiments s'immobilise sur le quai d'en face. Le vagabond y grimpe d'un bond félin. Le sang de la jeune femme ne fait qu'un tour et, dilatant ses narines dans une dernière inspiration pour se gonfler d'une force digne de la sorcière des Andes, elle bondit à son tour.

Sur le quai parallèle à la voix C de la gare d'Austerlitz il ne reste de Wendy que ses bagages échoués…

(touche cinématographique : requiem for a dream : Darren Aronofsky)

(touche littéraire : Mrs McGinty est morte : Agatha Christie)

Lucile, obsolète.

Billet original sur Des miettes de mots

Fortune de la semaine #20

Si vous avez construit des châteaux dans les nuages, votre travail n'est pas vain ; c'est là qu'ils doivent être. À présent, donnez-leurs des fondations.

Henry David Thoreau

Billet original sur Il se respecte bien…

mercredi 12 novembre 2008

Sous la tonelle verte de tes cils courbés.

(touche artistique : Eglise à Cassone : Klimt)

(touche musicale : le cul entre deux chaises : Mademoiselle K)

Je nourris un nouveau rêve avec le plaisir d'un secret que l'on mastique sans jamais le laisser s'échapper. J'enroule ma langue tout autour en le titillant de la canine ou le suce avec délectation, simplement frustrée de ne pas pouvoir ronronner lorsque qu'il se tortille en me chatouillant le palet :

Je rêve d'une toute petite chambre, sous les combles, à Montmartre, dans un vieil immeuble sans ascenceur.

Au bout d'un long escalier en colimasson, ma porte, et derrière juste un oeil de boeuf donnant sur la rue.

Une cage d'oiseau en fer, bien entendu sans le moindre oiseau dedant.

Et puis un lit, une couette en plumes d'oie dont la housse blanche serrait brodée, et un sommier métalique dessinant des multitudes d'arabesques et dont les ressorts grinceraient, surtout lorsque quelqu'un m'accompagnerait sous les draps.

Je rêve de rencontres et surtout plus d'histoires, monter quatre à quatre les marches jusqu'au Sacré-Coeur et trainer sur les grands boulevards...

Je rêve comme tant de jeunes niaises de mon âge des toits de Paris après l'avoir tant éxécrée, et de me lever à l'aube pour boire mon café noir dans un troquet.

(touche littéraire : une vie : Maupassant)

Lucile, mignone comme une sorcière.

Billet original sur Des miettes de mots

mardi 11 novembre 2008

Un petit plaisir de concert

C'est avec un très grand plaisir que, vendredi, je suis allé à Romans avec Lucile voir Imbert Imbert en concert. Je l'avais découvert en juin, au festival Nomade de Bourgoin Jallieu.

imbert_imbert_01.pngJ'avais immédiatement accroché à ce chanteur dans son style sans prétention, et à la gentille originalité : il chante en solo avec sa contrebasse. Et puis des textes simples, juste joliments humains, avec la petite touche d'acidité désabusée qui ne fait que m'atteindre un peu plus profondément. Pas vraiment de grands sentiments ou de tripes profondément remuées avec lui : uniquement le sentiment d'être un type pas pire que les autres. Et c'est déjà immense.

Imbert Imbert : La mouche

carmen_maria_vega_02.pngIl partageait la scène avec une autre de mes découverte bien plus récente : Carmen Maria Vega[1]. Une jeune chanteuse toute pleine de charme et surtout douée d'une très jolie maîtrise vocale, aux textes tout plein d'un humour simple et léger, sur des airs jazzy enjoués (j'apprécie vraiment certains airs de guitare qui me font penser à Django Reinhardt). De plus, elle a un très agréable petit jeu de scène et elle enchaîne les mimiques qui rendent le spectacle aussi amusant à voir qu'à entendre.

Carmen Maria Vega : En attendant

Tous les deux méritent – à mes yeux – d'être un peu plus connus. J'espère les y avoir un peu aidé.

Et encore une fois merci à Charles de nous avoir hébergé pour la nuit.
Il ne veut pas que je le remercie, donc tant pis pour lui.

Notes

[1] Je ne peux décemment pas faire de lien vers son site ; celui-ci est entièrement en Flash sans version alternative, ce qui le rend très difficilement accessible aux handicapés. C'est une forme de discrimination que je ne peux soutenir.

Billet original sur Il se respecte bien…

Barack Homer

Barack Homer Simpson

Barack Homer Simpson

Billet original sur Grégounet inside

lundi 10 novembre 2008

Viewer de panorama

Pour la création de mon 3ème panorama 360° (bientôt disponible), j'ai créé un « viewer de panoramas » avec l'aide de jQuery et d'un plugin d'OpenStudio permettant de voir tous les panoramas sur une même page, de façon simple.

C'est par là →

Billet original sur Grégounet inside

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