Vendredi, je suis monté au Festival Nomade, à Bourgoin-Jallieu où chantaient notamment La rue Kétanou[1], mais aussi et surtout… Thierry Blanchard[2] ! \o/
J'ai fait le trajet depuis Gap en auto-stop sans problème. Enfin sans problème… Je me suis fait transporter par un monsieur de presque 90 ans qui m'a emmené de Saint Bonnet en Champsaur jusqu'à Lyon (génial !), mais m'a déposé… Au milieu de l'intersection entre l'A43 et l'A46 ! Bon, même là, j'ai eu de la chance car grâce au bouchon, quelqu'un s'est arrêté et m'a remis dans la bonne direction.
Rien de très notable finalement. À part peut-être encore cet évangéliste d'une trentaine d'année qui a tenté de me convertir sur les cinq derniers kilomètres de trajet qu'il me restait à faire. Il y en a qui ont de l'espoir…
Bref… J'arrive à dix-sept heures, et c'est génial le festival ouvre vers dix-huit heures trente. Comme ça, j'ai le temps de m'organiser pour m'acheter de quoi grignoter, où passer la nuit, faire un peu connaissance avec les fêtards qui sont déjà dans le coin, acheter un billet, etc.
Et ça commence même vraiment bien, car déjà au bout de dix minutes, je fais connaissance avec quelqu'un, Camille, qui attend des amis à lui. Mieux : un d'eux n'a finalement pas pu venir, et je me fais ainsi proposer un billet à tarif réduit plutôt qu'un plein-pot sur place.
Je nage dans une chance simple et agréable. En même temps, je suis d'humeur à accepter même la malchance avec le sourire, peut-être comme c'est toujours le cas de toute façon.
Il faut dire aussi que je sais que Lucile va bientôt arriver, et… Ho, tiens ! Bastien ! Si j'avais su que lui aussi était venu de Gap à ce festival… la surprise de le voir me fait d'autant plus plaisir. On se fait la bise, on discute cinq minutes des petits pas grand-chose de la vie du festival, puis je rejoins le groupe de Camille qui a fini par arriver. Camille dont la copine se nomme d'ailleurs… Camille. C'est mignon.
Ensemble, on part donc grignoter un peu avant le concert dans le parc juste à côté. En grand sauveur, j'ai le couteau qui leur manquait pour ouvrir les bouteilles et couper le saucisson. La discussion se fait facilement. J'apprécie. J'apprécie même un peu trop, car tout d'un coup, je me dis : « Merde ! Quelle heure il est ? ». Je regarde ma montre : dix-neuf heures dix. Argl… J'espère que Thierry ne passait pas au début. Je quitte le groupe et accours vers la scène, trouve un endroit où poser mon sac, et… je finis par arriver trop tard : Thierry est déjà passé sur scène et vient d'être remplacé par Imbert Imbert (qui a d'ailleurs lui aussi de jolies chansons à son répertoire).
Tout se passait trop bien jusque là ; ça ne pouvait pas durer. Lucile que je retrouve à l'intérieur a eu plus de chance que moi : elle a pu voir le dernier quart-d'heure.
Bon, je prends sur moi. La soirée avance et les groupes commencent à passer les uns après les autres… Lucile piétine. Thierry est si près, à sa petite table avec ses quelques CD à vendre, et malgré tout, elle n'ose pas l'approcher. Elle piétine. Elle aime maintenant plus ses chansons que moi qui le suit pourtant depuis près de trois ans, et qui lui ai fait découvrir.
Son manège me fait sourire, comme souvent. Je sais qu'elle finirait par aller vers lui, mais probablement au dernier moment, peut-être trop tard. Je lui demande de rester dans son coin de chapiteau, et je pars dans la direction de Thierry. Présentation rapide : il se souvient de quelques-unes de mes interventions sur son forum et sur Jamendo. « Dis, tu pourrais me donner un coup de main pour faire immensément plaisir à une jolie jeune fille ? ».
Et voilà Thierry qui déjà s'avance derrière elle. Un souffle dans le cou, une bise, et une Lucile visiblement partie sur une autre planète. Une planète dont elle n'était toujours pas revenue à la fin de la soirée.
On en a donc profité pour lier un peu connaissance et… pour la photo !

Sam, le « vieux pote de toujours » de Thierry était aussi là comme musicien, et il m'a fait la joie de me donner la possibilité d'écouter son prochain album en avant-première. Merci encore à toi, Sam.
À part une nuit encore un peu trop fraîche et le manque de quoi se tenir un peu plus au chaud, ça a vraiment été une bonne soirée.
Et Enfin… Une vile flatterie de Thierry, mais qui fait toujours plaisir :
merci à toi benjamin d'être venu jusque là. Dommage que tu te sois égaré dans le parc à côté au mauvais moment ;)
tu m'as bluffé par ton naturel. Ca sentait la vie chez vous deux avec lucile.
Des auditeurs comme vous j'en veux tous les jours.
Merci, à toi aussi Thierry, et continue comme ça…